18.06.2005

TU ME MANQUES

Après tout, après nous, plus rien, seulement ton silence, ton absence. Et quelques bribes de toi, ces nouvelles vagues données par d'autres qui ne savent pas. Pour la première fois depuis un mois, depuis cette étrange et incompréhensible séparation, tu me manques.
Je m'y suis résignée, pourtant. Un peu trop vite, peut-être, mais définitivement. Il ne reste plus rien de ce qui faisait la beauté de notre histoire. Quelque chose a été brisé et je sais bien pourquoi.
Une soirée trop arrosée, alcool mal supporté, tous ceux qui s'en sont mêlés. Le problème aurait, comme d'habitude, été réglé immédiatement, nous n'en serions pas là. Mais, voilà... C'est la vie !!! Nous avons pris tout le meilleur de ce qu'elle avait à nous offrir. Il n'y plus rien à attendre de "Nous deux". Plus tard, le souvenir que tu as gardé de cette nuit-là étant trop intolérable au ragard de ton amour-propre, tu as préféré me rejeter la faute. L'écart entre ton comportement et le mien était trop fort pour que tu puisse l'assumer. Je le comprends. Pourtant, aujourd'hui, tu me manques, bien que je ne te pleure pas.
Et puis, il y a eu le reste du monde, autour de nous, les avis malsains, contradictoires, toujours indécents. Qui étaient-ils tous pour se permettre ainsi de nous jugés???? De quel droit?
Cela n'a plus d'importance. Seuls dmeurent à mes yeux importants tous ces moments tellement intenses que nous avons partagés, ce qu'il y avait de beau, le meilleur de nous-même. Le mal, je te l'ai pardonné, je l'ai ignoré. A peine l'ai-je un instant considéré.
Alors, quand on me parle de toi en certains termes, maintenant que nous sommes éloignés, quand on te crache dessus, alors qu'à nous voir si proche on ne me disait rien, à ceux-là je réponds toujours de même : tu gardes mon estime et mon affection. Il me semblerait fort mal venu de te médire après t'avoir adulé. Et puis, c'est tellement facile de leur part, à présent que nous sommes fâché !!!!
Saches, quand à toi, que tu me demeures la plus belle des histoires.

04.06.2005

Entretien avec un vampire... et un homme

J'ai revu "entretien avec un vampire", hier soir. Je ne m'en lasse pas, c'est un excellement film. Un casting très brillant, un scénario époustouflant qui tient en haleine de bout en bout, une réalisation qui met en exergue le sujet, le tout classant l'oeuvre en dehors de toute catégorie existante. Ce film fait réellmeent réfléchir. On n'en sort pas tout à fait indemne, pas tout à fait aussi certain d'être vraiment humain, même si le thème devenu homme, intérieurement, est récurrent au cinéma.
Je l'ai découvert par hasard, lors de sa sortie en salle, il doit y avoir une dizaine d'année. Je devais avoir 15 - 16 ans à l'époque. Mais, ce n'est pas Brad Pitt qui m'a séduite, plutôt son personnage, Louis. Son immense sensibilité, le désespoir de sa philosophie de vie sont si poignants, tellment et si peu humain à la fois.
Par sa culpabilité, sa haine, sa révolte mélancolique, mais, surtout, par son amour pur et absolu, Louis, le monstre homicide et cannibale, est tellment plus homme que démon ou être surnaturel.
Mais, la profondeur, la force même de cet amour le rendent profondément inhumain, font de lui un ange. Oui, qui, ici-bas, en effet, est capable d'aimer ainsi, avec une telle intensité, une telle force, une telle pureté de sentiment ?... Ce genre d'Amour est bien plus angélique que terrestre.
Bien plus tard, je suis tombée sur "les chroniques des vampires", d'Anne Rice, livre dont a été tiré le film. J'ai retrouvé dans chacun des personnages, Marius, Maharet, Jessy, Armand, cette extrême sensibilité, cet Amour pur et absolu, et, j'avoue avoir rêvé que de tels être existent réellement ! ça changerait tant de la mesquinerie et de la bassesse du genre humain !!! L'Homme en effet rescelle des trésors de beauté simplement parce qu'il est capable d'aimer. Mais, il dissimule cette richesse sous un masque de laideur qui le recouvre parce qu'il ne sait pas user de faculté. Oui, j'ai la profonde stupidité de m'obstiner à penser que l'humain est intrinsèquement beau et bon pour cette unique raison, quoi qu'il s'entête à pourrir et à gâcher ce don! A chaque fois, quelle désillusion, quelle déception déchirante !!! Et quel dommage que "les chroniques des vampires" ne soient qu'une série de romans !!!
Un jour, cependant, ce beau "vampire", cet ange, je l'ai rencontrée. Etrange rencontre en vérité !!! Puis il s'en est allé.
Mais, "plus que la colère, plus que le mépris, plus que les larmes...
je te conserve, mon ange, l'affection et l'estime que je portais à celui que je considérais comme un ami intime, pour cette si belle façon, pure et innocente, que tu avais d'aimer.
J'aimerai pouvoir un jour te raconter.