25.06.2005

VENISE

VENISE

D'une lagune qui s'allonge au pays du désir, j'ai gardé le souvenir d'un masque de carnaval qui semblait me sourire, là-bas, sur le canal, avant de me séduire dans cette clarté pâle de lune, comme tout un chacune, qu'il oublie, sans revenir, dans le songe de la brume, après un soir de bal.


Si bas, une promesse, l'attirance.
L'inconnu, sans bruit un rêve, une circonstance
Ses bras, une carresse, la mouvance.
L'ingénue, une envie sans trève, la puissance.
Ses draps, l'ivresse, la jouissance.
La rue, la nuit s'achève et le silence.

De mascarades en mystérieux, où s'attisent les plaisirs, je garde le souvenir d'un masque voluptueux, qui m'avait soumise, encore et encore, avant que conquise au jouir de nos deux corps, comme un soupire d'aurore au souffle de nos jeux, je ne le regarde s'enfuir quand on s'endort.

Le voyageur

Le Voyageur

Tu as voulu partir pour un autre voyage, découvrir des rivages qui me sont inconnus, et préféré t'enfuir sans laisser un sillage, au gré de tes regrets et de tellement d'images, pendant que tu voguais vers d'autres étendues, vers d'autres paysages.
Dis-moi, si tu le veux, qui t'entraîne là-bas, vers ce continent bleu, que je ne connais pas.
Dis-mois si tu m'aimes un peu, pourquoi je saigne quand tu t'en vas, sous ces vents dangereux où l'on ne t'atteint pas.
Dis-moi, si tu le peux, comment en reviennent parfois ceux qui partent comme toi sur l'océan houleux où se perdent tes pas.
Dis-moi, si tu t'émeus, où tu t'en vas.

Tu n'as pu retenir ton navire volage, n'a su que le conduire vers des mirages déçus, aimer courrir un peu plus, davantage, sans un sourire sur ton vidage. Je suis resterà écrire tes secrets et ces quelques pages, pendant que tu filais trouver d'autres naufrages.
Dis-moi, si tu le veux, qui t'amène ainsi à souffir, vers ces contrées au loin, qu'on nomme sans avenir.
Dis-moi, si tu m'aimes un peu,pourquoi tu peines sans faillir, sur l'incertaine sentir du pays de mourrir.
Dis-moi, si tu le peux, sans mentir, comment s'atteignent ces chemins qui mènent à tes sourires.
Dis-moi, si tu t'émeus, où t'emmènes tes souvenirs.
Tu poursuis ta route vers l'autre frontière, conduit à la déroute cette souffrance amère, tu fuis avec patience sans doute vers les enfers, sans que jamais je puisse rien y faire, mais dis-moi, si tu sais me faire confiance et, parfois, être sincère, est-ce que tu t'imaginbes que d'une errance à l'autre, qui te dessine, d'instances en circonctances, de nouvelles héroïnes, en ton âme et inconscience, t'assassinent.


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VENISE



18.06.2005

Une pensée

J'ignorais ce décès, ces causes et la cérémonie qui a eu lieu hier.
Je le connaissais peu : à peine quelques banalités, quelques plaisanteries échangées, dans un café.
Néanmoins,

Cette pensée pour toi,

Simplement,

Quelle te rejoigne où que tu sois à présent.